Apprentissages formels et/ou informels

Je pense que je me suis partagée et que je me suis mise dans la position de devoir choisir entre apprentissages formels et informels. En fait, je me rends compte que nous naviguons entre les deux et que nous n’avons donc pas de choix à faire. Ces deux formes d’apprentissage coexistent. Les apprentissages informels semblent convenir tout à fait aux enfants les plus jeunes qui en grandissant « formalisent » leur propre vie intérieure dans laquelle les apprentissages formels prennent tout logiquement leur place.

Le plus important est que l’enfant se construise en fonction des questions qu’ils posent sur le monde qui l’entoure. Il ne sera donc pas « formaté » par des apprentissages dirigés, obligatoires qui tuent d’ailleurs au fur et à mesure une grande part de leur curiosité.  Quand les apprentissages formels s’imposeront à lui, il aura toute la distance nécessaire pour ne pas s’y fondre et s’y calquer. Ces apprentissages resteront des outils pour lui alors que j’ai la conviction que ce sont les enfants qui doivent dans le système scolaire s’adapter aux apprentissages. Ce ne sont pas les enfants qui font vivre le système en le nourrissant de chacune de leurs richesses, c’est le système qui s’impose aux enfants en gommant toutes leurs spécificités.

Une réflexion sur “ Apprentissages formels et/ou informels ”

  1. J’ai 3 enfants, 3 méthodes.
    La plus jeune (7ans), qui n’est jamais allée à l’école, est en informel pur : elle dirige ses apprentissages pour peu qu’on coupe la télé et qu’on lui donne de quoi nourrir son esprit : tablettes, jeux, PC, livres.
    La seconde (10 ans) aime le formel et se sent plus à l’aise avec le formel. Elle utilise le site Maxicours (13€/mois je crois) qui lui permet de suivre les programmes officiels (elle a choisi celui de 6ème, mais elle est sur celui de CM2 pour l’espagnol et de 5ème pour l’instruction civique). Elle dirige elle-même ses apprentissages, même si c’est pour suivre un cadre.
    L’aîné (12 ans) est celui qui a connu l’école (jusqu’en début de CM1) et qui en a souffert. Il n’aime pas le formel, mais il avait acquis une grande passivité dans ses apprentissages ; les deux premières années ont été assez difficile. Depuis plusieurs mois, il redevient la personne curieuse qu’il était petit enfant. Il dirige lui même ses apprentissages, même si je suis chargée de lui apporter de quoi alimenter ses interrogations et de quoi y répondre…

Les commentaires sont fermés.