Archives pour la catégorie L’IEF dans les Médias

Apprentissage de la lecture

Apprentissage de la lecture : Les enfants apprennent à lire tout seuls

Quand l’instruction dans la famille apporte un éclairage sur la manière dont se déroulent les apprentissages …

Peter Gray est professeur et chercheur au Boston College. Il est l’auteur de l’ouvrage : Free to learn.

Pour lui, les enfants viennent au monde avec tout ce qu’il faut pour apprendre. Il propose de créer un environnement qui permet de développer ces dispositions plutôt que de les entraver voire les supprimer. Lire son blog …

Pour lire la traduction de son article sur la manière dont les enfants apprennent à lire …

Pour le lire en VO …

L’école à la maison permet aux enfants de bien dormir

Article paru sur Top Santé.com le 6 mars 2016

En France, l’instruction des enfants est obligatoire de 6 à 16 ans. Pourtant, si celle-ci doit être assurée de préférence au sein d’un établissement scolaire (une école privée ou publique), il est aussi possible de choisir la solution de « l’école à la maison ». Les statistiques nationales estiment d’ailleurs que 30 000 enfants et adolescents ne seraient pas scolarisés : 27 000 suivent des cours par correspondance (via le CNED notamment) et 3000 sont directement instruits par leurs parents…

Selon une nouvelle étude américaine publiée dans la revue médicale Behavioral Sleep Medicine , les enfants qui bénéficient de l’école à la maison auraient un sommeil de meilleure qualité. Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont suivi 2612 écoliers (d’âges et de sexes différents) parmi lesquels 500 enfants et adolescents instruits au domicile.

Bien dormir pour bien grandir

Résultat ? Les 500 petits chanceux qui bénéficiaient de l’école à la maison dormaient environ 90 minutes de plus que les autres. En moyenne, les écoliers scolarisés dans le système traditionnel étaient en classe 18 minutes avant même que leurs camarades n’ouvrent les yeux…

Du côté des ados, les résultats sont encore plus flagrants : 55 % des 12-18 ans instruits au domicile avaient un temps de sommeil suffisant, contre 24,5 % pour ceux qui étaient scolarisés dans une école publique ou privée. « Les adolescents ont besoin de 9 heures de sommeil par nuit. Or, à l’heure actuelle, en moyenne, ils ne dorment que 7 heures. A la fin de la semaine, ils cumulent donc une dette de 10 heures de sommeil environ » expliquent les scientifiques.

Les conséquences du manque de sommeil chez les enfants et les adolescents sont bien connues : irritabilité, troubles du comportement, du développement, de l’apprentissage, hyperactivité , difficultés scolaires voire surpoids ou obésité… Petite piqûre de rappel : de 3 à 5 ans, l’enfant a besoin d’environ 12 heures de sommeil. De 5 à 12 ans, cela passe à 10,5 heures. Et de 12 à 18 ans : 9 heures. Des références qu’il ne faut pas oublier…

IEF-MEDIA

L’IEF dans les médias

Le Courrier de Saguenay – 5 mars 2017 – Être femme à la maison : Cynthia donne tout pour sa famille

FEMME. Du plus loin qu’elle se souvienne, Cynthia Guilbault a toujours voulu se marier et être à la maison, tout comme sa mère, pour s’investir entièrement auprès de son mari et de ses enfants.

ACTIVRADIO – 2 février 2017 – Portrait d’une famille ligérienne qui instruit ses enfants… à la maison !

L’école à la maison séduit de plus en plus en France. 25 000 élèves suivent une scolarité à leur domicile, un chiffre qui a doublé en 7 ans selon le Figaro. Activ s’est intéressé à cette méthode d’enseignement avec une famille de la Loire, installée à Ecoche près de Charlieu. Ambre est maman de trois filles et un garçon de 5 à 14 ans. Comment s’organise t-elle ? Pourquoi a t-elle sauté le pas il y a 7 ans ? Témoignage.

Le Parisien – VIDEO. A Maisons-Alfort, elle instruit ses enfants sans les scolariser

Pas d’école. Pas de cours de maths, ni de français. Pas de cahiers, de cartables ou de devoirs à faire. Et pourtant, les enfants de Karine Stoeckel apprennent. Cette méthode de la « non-sco » (NDLR : pour non-scolarisation), cette mère de famille de Maisons-Alfort l’applique depuis janvier dernier.

Dimanche, octobre 11, 2015 – Être et devenir

Texte d’Henri Verdier, Directeur d’Etalab, service du Premier ministre en charge de l’ouverture des données publiques

Le dimanche matin, au Studio Saint-André des Arts (mais aussi dans de nombreuses villes françaises), vous pouvez assister à la projection d’un film intitulé Être et devenir, consacré à ces familles qui choisissent d’élever elles-mêmes leurs enfants dans le respects de leurs rythmes, de leurs passions et de leurs propres talents.
C’est un film à voir et à partager. Plus précis, plus profond et plus nuancé, d’ailleurs, que ne le montre la bande-annonce.
La première fois que j’ai entendu parler de « homeschooling », c’était par un inspecteur de l’Education nationale qui me parlait de communautés dans des vallées pyrénéennes. Je pensait que le phénomène ne concernait que quelques communautés de soixante-huitards et quelques autres groupes de réactionnaires forcenés et un poil sectaires.
Il y a peut-être des asociaux qui choisissent cette voie, c’est probable. Mais ce ne sont pas ceux-là qu’a rencontrés Clara Bellar. Son film, au contraire, nous entraîne dans un monde d’adultes responsables, qui s’interrogent, s »inquiètent, échangent, expérimentent, dialoguent, apprennent et qui, finalement, osent inventer quelque chose d’essentiel.
Ce n’est pas à proprement parler une méthode que nous découvrons, mais plutôt une attitude, un parti pris. Les enfants aiment apprendre, ils savent apprendre, à bien y regarder ils apprennent tout le temps. Puis ils arrivent à l’école où l’on commence à les contraindre à apprendre, et où, bien trop souvent, cette disposition spontanée devient une contrainte. Mais que se passe-t-il si on prend cette capacité d’apprendre au sérieux et si on décide de pousser ces enfants dans leur propre logique, leur propre dynamique ? Si on les pousse à ressentir leur propre logique, à la prendre au sérieux et à la pousser au bout ?
On retrouve dans ces expériences des idées qui sont chères aux tenants des méthodes actives, de Freinet aux écoles Montessori, des idées qu’on entendait dans le mouvement La Main à la pâte. On retrouve des convictions qui, apparemment, ne seraient pas démenties par Sugata Mitra qui nous affirmait il y a cinq ans « la première chose que vous enseigne l’école, c’est de croire que vous avez besoin d’un professeur pour apprendre« . Bref, des choses qui sont déjà familières aux lecteurs de ce blog. Des choses qu’un intervenant au débat suivant le film a résumées en disant : « au lieu de s’acharner à changer l’enfant, pourquoi ne pas se concentrer sur l’environnement à quoi on l’expose et le laisser prendre ce qui est bon pour lui. »

Pour ceux qui n’ont pas vu le film, je précise tout de suite que les exemples présentés ne sont pas réservés à des parents milliardaires et oisifs,  que cette éducation n’est pas limitée au cercle familial, que les enfants interrogés ne sont pas des asociaux, qu’ils réussissent même très bien à l’Université (pour les Grandes écoles à la française, on verra, car ce mouvement est moins ancré et plus récent en France que dans le monde anglo-saxon).

Bien sûr, on peut se poser d’innombrables questions sur les options éducatives présentées dans ce film. En particulier sur l’environnement culturel et social nécessaire pour que les enfants trouvent tout ce dont ils ont besoin.

Mais la question de recourir ou non au Homeschooling ne m’a pas semblée le point essentiel de ce que montre cet important reportage. L’essentiel, me semble-t-il, c’est d’observer de près la dynamique qui se noue dans ces échanges pédagogiques. Il ne s’agit pas ici d’une nouvelle « méthode », qui pourrait être déployée par quelqu’un qui aurait bien lu le « manuel ». Il ne s’agit pas d’une confiance passive envers je ne sais quelle qualité spontanée qu’auraient les enfants. On découvre, au contraire, une posture extrêmement active des adultes. Donner confiance, encourager, donner confiance d’une manière engage, d’une manière qui oblige, au sens propre. Faire confiance d’une manière qui engage la responsabilité de l’enfant et qui le conduise presque obligatoirement à donner le meilleur de lui-même. Faire confiance d’une manière qui autorise les chemins de traverse, les détours, les passions en apparence inutiles mais qui finalement permette de revenir à un apprentissage adulte. Ce n’est pas facile, ce n’est pas spontané, c’est un engagement important des adultes qui choisissent ce chemin. Il y faut des compétences, du talent, une éthique et une maîtrise de soi.

Sans doute obnubilé par le long travail que nous avons consacré l’année dernière à la question du « gouvernement ouvert », et qui a abouti à l’adhésion de la France à l’Open Government Partnership et à la publication de son premier Plan national d’action pour un gouvernement ouvertje n’ai pu m’empêcher de voir un parallèle entre les deux démarches. Car derrière les concepts anglo-saxons d’open governmentd’empowerment, d’engagement des citoyens, il y a au fond l’exigence et la recherche de la même attitude. Un respect de l’intelligence des autres, une attention à leurs projets, une confiance envers leur capacité à savoir ce qui est bon pour eux, le désir de les doter de la capacité d’agir pour qu’ils développent la plus grande autonomie possible. La confiance et, j’ajouterais, la bienveillance.

Tous les théoriciens de l’open government n’accepteraient peut-être pas ce parallèle. Certains préfèreront fonder leur action sur les Droits de l’homme, ou se limiter à réclamer la transparence, ou à mesurer la participation. Et c’est important, les Droits de l’homme, la transparence et la participation citoyenne. Nous sommes fiers par exemple du débat public sur le projet de loi numérique qui vient d’être lancé et qui réalise ainsi l’une des promesses du plan national pour un gouvernement ouvert.
Et pourtant, cela ne me semble pas suffisant pour tenir la promesse d’une action publique réellement ouverte. Il faut aussi que la Puissance publique, comme les parents de ce film, trouve sa distance, sa confiance et sa bienveillance pour laisser la société trouver le chemin de son autonomie.
Les citoyens ne sont pas des enfants. L’autorité de l’Etat n’est pas celle des parents. L’autorité de l’Etat lui est déléguée par des citoyens adultes qui savent ce qu’ils veulent. aujourd’hui, ces citoyens découvrent de plus en plus, en particulier grâce à Internet, qu’ils peuvent s’organiser, qu’ils peuvent apprendre, qu’ils peuvent régler des problèmes et qu’ils aiment cela. Sans la bienveillance, sans le respect, sans la loyauté, l’Etat deviendra un carcan rigide. Il risquerait d’être rejeté. et il risquerait surtout de manquer sa mission principale, celle que connaissaient les fondateurs de notre République : rendre possible, et garantir la plus large autonomie des Citoyens.

LADEPECHE.FR  – Ces familles qui choisissent l’enseignement à domicile

Mardi 15 septembre, plusieurs familles du Lot, du Tarn-et-Garonne et de Dordogne ayant fait le choix d’instruire leurs enfants en famille se sont réunies à Cahors, à l’occasion de la Journée Internationale Pour la Liberté de l’Instruction (JIPLI). Parmi elles, Marina Blanpain-Cremers.

Le Quotidien de la Vienne : Centre Presse

Pour aller à l’école, Kerwan sort de sa chambre… et traverse le couloir
Kerwan, neuf ans et demi, va à l’école chez lui, avec ses parents et des cours à distance. Une solution de dernier recours pour cet enfant qui ne se sentait pas bien à l’école, et qui a changé sa vie.

CHARENTE LIBRE : A Montboyer, l’école a fermé, les enfants restent à la maison [vidéo]

Magazine NEXUS : REUSSIR SA VIE SANS ECOLE

Numéro de septembre-octobre 2015, tout un dossier sur le thème de : L’école ou la vie ? Les nouveaux chemins de l’école buissonnière

FRANCE 2  : L’école à la maison… a la côte !

A 13 minutes 30

Le courrier de la Mayenne : LA RENTRÉE…À LA MAISON

L’OBS : RENTRÉE. À 11 ans, ma fille n’ira pas au collège : j’ai choisi l’école à la maison

La Voix du Nord : Boulogne : pour Jade et William, l’école, c’est à la maison

Vosges Matin : Le 1er septembre, les deux filles de Marion Cremona ne prendront pas le chemin des écoliers

l’école n’est pas obligatoire, partie 1

Un témoignage sur une IEF en BD …

BD-IEFBD-IEF

Il y a plusieurs mois, j’avais commencé à écrire une petite note de blog pour parler de ma longue expérience d’école à la maison. Je l’avais déjà fait il y a 3 ou 4 ans mais c’était vraiment nul et pas beau, alors j’ai décidé de refaire ça un peu mieux. Je n’ai pas trouvé le temps de tout finir, donc je mets pour l’instant la première partie, et je finira ça dès que j’aurai le temps.

{…}

La première partie raconte donc toute ma période d’école à la maison;
Le seconde partie sera dédiée à mon entrée à l’école pour la première fois +  la suite de ma scolarité + comment cette expérience a influencé ou non la suite de mon parcours +  les conclusions que j’en tire.

Roubaix: pas d’école pour ces enfants, l’instruction se fait à la maison

La Voix du Nord

Il y a la scolarisation à l’école et celle à la maison. Mais certaines familles choisissent de ne pas scolariser leurs enfants du tout. Elles font le choix de l’instruction en famille. Ici pas de journée type ni d’obligation. Sophie, maman de Léo, 12 ans, Basile, 9 ans, Lucie, 7 ans et Félix, 4ans, a décidé de partir dans cette voie en avril 2013.

 

Isabelle Adjani et ETRE ET DEVENIR

« Etre et devenir est une clef qui autorise la sortie d’un système social construit sur la peur, une clef qui permet de regarder la vie autrement pour et avec nos enfants, mais aussi pour nous mêmes. Ce film a apporté de façon fulgurante des réponses à mon propre enfant intérieur qui s’épuise, comme tout un chacun, depuis trop longtemps à composer sa survie sans oser sa vie. Ce film, à travers le témoignage libérateur de ces familles pionnières du « devenir soi », est un hymne à la nécessité interne.”
– Isabelle Adjani –

ETRE ET DEVENIR en ALLEMAGNE : Revue de presse.

Rappel : L’IEF est interdite en Allemagne
Zeit – www.zeit.de/kultur/film/2014-11/being-and-becoming-film– le film raconte la vie d’enfants brillants de milieux très divers : ésotérique, décroissants, profs, artistes, des gens cultivés, riches ou pas riches..
– le rythme scolaire avec des unités de 45 min n’est pas adapté à l’apprentissage et c’est beaucoup mieux de laisser les enfants s’occuper d’un sujet particulier pendant des journées entières s’ils le souhaitent.
– pas de problème pour passer le bac (les enfants apprennent rapidement les connaissances nécessaires à cet examen, et c’est plus efficace quand ils savent avec quel objectif ils le font), pas de problème non plus pour ceux qui veulent devenir infirmière par exemple (la fille a trouvé un livre sur ce sujet..)
– les enfants à l’école mémorisent souvent seulement ce qu’il faut pour passer le prochain contrôle pour l’oublier ensuite, et oublient que apprendre peut faire plaisir et en ils savent plus de leurs défauts que de leurs qualités.
– les non-sco apprennent plus vite et plus durablement parce qu’il peuvent essayer eux mêmes ce qu’ils veulent apprendre, ils ont davantage confiance en eux mêmes
– le film suggère : l’école nuit. (…) Mais quelles sont les conditions pour faire mieux ? Il faut beaucoup de patience et confiance (par ex quand le fils se décide seulement à 12 ans de commence à apprendre à lire)
– en Angleterre le Homeschooling a déjà plus de tradition : il y a des familles qui s’organisent ensemble pour faire participer les enfants à un cours de cirque par exemple.. [erreur, c’est en Corrèze] Mais si on s’organise en groupe, cela peut recommencer à ressembler à l’école: un adulte qui enseigne au milieu d’enfants qui écoutent. [grrr, il est en train de confondre apprentissage informel et apprentissage autonome, alors qu’à deux reprises c’est évoqué dans le film, un jeune qui travaille formellement ou décide d’aller en classe, ça reste de l’apprentissage autonome ]
– le film répond aux préjugés classiques vis-à-vis des non-sco : non, il ne leur est pas permis de tout faire
– cependant certains doutes ne sont pas adressés dans ce film, concernant les fanatiques ou les enfants qui pourraient se sentir exclus parce que les voisins vont à l’école.
– la réalisatrice a parlé exclusivement avec des personnes étant intellectuellement, financièrement et psychiquement capable de prendre cette responsabilité. Mais les enfants ayant des parents dépressifs ou radicaux pourraient quand même bénéficier d’un cercle d’amis constitué à travers le milieu scolaire.
– Est-ce que l’école rend toujours malheureux? (…) selon l’unicef 90% ne souffrent pas de l’école en Allemagne. L’école ne sera jamais parfaite mais si les profs enseignent le programme de manière intéressante et sans rabaisser les élèves, les enfants peuvent apprendre avec passion.
Plutôt que de construire un paradis sans école pour quelques enfants – ne serait-ce pas mieux de lutter pour une meilleure école?

Tagesspiegel – www.tagesspiegel.de/kultur/being-and-becoming-von-clara-bellar-alle-tage-schulfrei/11009544.html

– dans ce film il n’y a pas des parents réactionnaires (fondamentalistes et autres) que l’on imagine quand on entend « pas scolarisé »
– les enfants curieux; doués et heureux dont certains ont même fait des études à Harvard ou Oxford sont la preuve qu’il s’agit pas d’échecs scolaires
– Le unschooling n’est pas homeschooling, c’est basé sur l’idée que les enfants sont naturellement curieux.
– ce modèle convient surtout aux professions libres ou des couples où au moins un est prêt à se consacrer entièrement aux enfants. Même chez les artistes et les libres penseurs, il s’agit généralement des mères. Celles-ci sont d’ailleurs issues de milieux très divers (hippie comme bourgeois) et rendent le film inspirant et encourageant en dépit d’une prise de position forte.
– c’est un film qui croit en la force de chaque homme et qui décrit l’école comme autoritaire et ne correspondant pas à tous les individus ; en particulier si le monde post-capitaliste cherche dans le futur des talents en communication capables d’improviser plutôt que des carriéristes qui fonctionnent.

Les autres articles
www.filmdienst.de/nc/kinokritiken/einzelansicht/being-and-becoming,544794.html
www.aviva-berlin.de/aviva/content_Kultur_Kino.php?id=14191170
www.programmkino.de/content/Filmkritiken/being-and-becoming/
www.filmstarts.de/kritiken/228040/kritik.html
www.moviepilot.de/movies/being-and-becoming
www.kino-aktuell.com/component/multicategories/article/975-being-and-becoming

L’audace selon François Bégaudeau, écrivain : « Supprimer l’école obligatoire… »

Leséchos.fr

Quelle est la mesure audacieuse qu’il faudrait prendre en France aujourd’hui 

[…] de l’autre, une mesure très pragmatique, la suppression de l’école obligatoire, et son remplacement par un service d’éducation non obligatoire à partir de l’âge de huit ans. Jusqu’à cet âge, l’école a la vertu de soulager les femmes… Mais elle n’est pas une fabrique d’audace : elle est davantage faite pour discipliner que pour faire bouger les codes et créer des gens audacieux.

 

 

Charente Libre : ils ont choisi de faire l’école à la maison

Au Tâtre, Sélène (7 ans) et Sylvain (4 ans) ne vont pas à l’école. Leur instruction est assurée par les parents. Le choix assumé d’une autre éducation.

Sondage en bas de page :

Pensez-vous que l’école à la maison soit un bon choix pour l’enfant?

Nombre de votants: 311

Stéphanie et Florent Faure espèrent faire le bon choix pour leur fille Sélène.
Stéphanie et Florent Faure espèrent faire le bon choix pour leur fille Sélène.. PHOTO/ CL

Sélène, 7 ans, et son petit frère Sylvain, 4 ans, ne fréquentent pas les bancs de l’école du Tâtre (1) où la famille réside dans sa maison en bois. Dans le rôle des «précepteurs», Stéphanie et Florent Faure, leurs parents, ont pris le relais des instits. «C’est un choix de vie», assume le couple.

De l’école, les deux parents sont ressortis déçus. Florent Faure n’a pas oublié les coups de règle sur les doigts à cause des fautes d’orthographe.«Conséquence, j’ai été dégoûté et je fais toujours des fautes.» Stéphanie a démissionné de l’Éducation nationale où elle était prof de maths. «Dans des classes de 30, on ne peut pas apporter un enseignement adapté à chacun», regrette-t-elle. «Nous n’avions pas envie que nos enfants vivent cela, concluent les deux parents. Tout le monde ne peut pas être au même rythme. L’école ne tient pas compte des individualités. C’est un peu trop le formatage forcé.»

«On peut faire des maths en cuisinant»

Stéphanie et Florent Faure assument. Et ils se sont dégagés du temps pour garder les enfants à la maison, du temps pour être attentifs à leurs besoins, pour solliciter leur curiosité. Stéphanie n’est plus fonctionnaire tout en assurant des cours de soutien.

«C’est elle qui assure l’essentiel de l’instruction, pendant que moi je travaille. Mais je suis au courant de tout», précise Florent, encadrant au chantier d’insertion de Baignes. Chez eux, ni contrôles ni notes. Leurs valeurs sont ailleurs et ils ne roulent pas sur l’or.

Au quotidien, Stéphanie Faure organise le matin des séquences d’études. «Il y a plein de sites d’enseignants pour nous aider. Je connais à peu près le programme à suivre, mais on le fait à notre façon. On peut faire des maths en cuisinant.» Récemment, elle a organisé une «session» de géographie. «On a beaucoup parlé du Japon, de ses traditions, des monuments. On dessine des cartes. En fait, tout est prétexte pour apprendre en tenant compte du rythme de l’enfant.»

En octobre, toute la famille a participé aux vendanges. Régulièrement, elle rencontre des artisans, s’inscrit à de nombreuses initiatives associatives. Et quand elle évoque «nos ancêtres les Gaulois», elle va à Esse. «On fait partie de l’association», sourit Florent Faure.

Les Faure vont picorer dans les musées de Bordeaux où ils ont pu rencontrer des familles qui partagent le même choix qu’eux. Ils balaient d’un revers de main la supposée absence de socialisation. «Croyez-vous que passer toute l’année avec le même groupe soit l’idéal, interroge le père. Notre fille fait de la musique, du poney, elle voit d’autres enfants.»

Critiques et pression

Ils se sont habitués aux regards extérieurs, parfois dubitatifs, voire critiques.«On subit une énorme pression», reconnaissent les parents. Mais ils tiennent bon. Sélène, elle, se dit ravie: «Même si je travaille un peu tous les matins, je ne suis pas obligée de me lever comme les autres», sourit-elle.

Pour les parents, le plus dur, c’est l’isolement de la zone rurale. «On voulait vivre à la campagne, mais pour la moindre sortie, c’est tout de suite des kilomètres.» Et comme leur famille habite loin, ils n’ont pas souvent de répit.

C’est aussi pour cela que le couple est en train de créer une association en Charente, «Libres d’apprendre» (2)«On connaît près d’une dizaine de familles en Charente. Avec cette association, on pourrait se rencontrer, partager nos expériences et donner des informations.»

Ils assurent laisser le libre choix à leurs enfants. «Après une semaine et demie à l’école, Sélène a choisi de rester à la maison», indiquent les parents, pas dupes cependant sur la maturité du choix de leur fille. «Mais dès qu’elle nous demandera de retourner dans l’institution scolaire, elle le fera», promettent-ils.

Côté institution scolaire justement, un inspecteur vient vérifier chaque année que Sélène a progressé, même si elle n’a pas suivi le programme à la lettre.

(1) L’instruction est obligatoire pour tous les enfants à partir de 6 ans et jusqu’à l’âge de16 ans révolus. Les parents peuvent choisir de scolariser leur enfant dans un établissement ou bien d’assurer eux-mêmes cette instruction sous contrôle de l’Éducation nationale.

(2) libresdapprendre16@yahoo.fr

 

 

Non-sco vidéos

Non Sco Vidéos a pour but de favoriser la production de contenus vidéo sur le thème de la non-scolarisation (ou encore « instruction en famille »/ »école à la maison »). Beaucoup de vidéos existent déjà mais la plupart ne sont pas libres de droit et ne sont donc pas diffusables sauf par les entreprises possédant les droits (généralement des chaînes télé).

Dernières vidéos mises en ligne :

HAPPY HOMESCHOOLING FRANCE

INTERVIEW DE CHRISTINE BRABANT, AUTEURE DE L’ÉCOLE À LA MAISON AU QUÉBEC

DU PARADIGME DE L’ÉDUCATION